Une journée festive qui clôturera magnifiquement le mois de Ramadan. Une occasion de célébrer nos traditions et de raviver des souvenirs chers, partagés en famille et entre amis. Voici quelques témoignages qui évoquent la magie de ces moments uniques…Pour célébrer cette journée, voici quelques témoignages qui rappellent la magie de ces moments uniques…
La veillée de l’Aid
« La veillée de l’Aid est toujours un moment spécial pour chaque femme algérienne. Pour ma part, c’était la pagaille à la maison.

Certaines se disputaient pour savoir qui allait se doucher en premier, d’autres s’activaient à finaliser les dernières retouches des gâteaux avant de les disposer dans des assiettes prêtes à être envoyées. Cependant, le moment le plus marquant, c’est le passage chez la coiffeuse ! Croyez-moi, ce jour-là, elle réalise un plus gros chiffre d’affaires qu’un businessman. T
u arrives chez elle, tu as déjà 20 personnes avant toi, mais tu attends quand même… après 30 jours avec la même coupe de cheveux, on ne va pas râler ! Finalement, tu rentres chez toi vers 2 h du matin, tu prépares tes vêtements pour le lendemain, tu ranges le bazar que toi et tes sœurs avez fait, puis enfin, tu te reposes… mais trop tard, il est déjà 4 h du matin ! »
— Warda, 60 ans
La fameuse bise après Salat el Aid
« On ne va pas se mentir, faire la bise à son père ou à son frère n’est pas habituel chez nous ! Mais ce jour-là, la tradition oblige. Et donc, ce moment devient un peu gênant et embarrassant… Cependant, une fois ce cap passé, on ressent une joie inexplicable. »
— Samira, 33 ans
La tournée matinale
« Ce que j’adore par-dessus tout, c’est la fameuse tournée matinale. Après le retour de papa et des grands frères de Salat el Aid, on enfilait nos vêtements tout neufs, emballait les gâteaux à offrir, et partait en visite chez la famille. D’ailleurs, aujourd’hui encore, je tiens à cette tradition. Je refuse que mes enfants se contentent des messages Facebook et des textos. Ce ne sont pas là des valeurs ! »
— Chahinez, 41 ans
L’incontournable couscous
« Le premier jour de l’Aid, impossible de louper le déjeuner de midi. Pour cela, on faisait halte chez ma grande tante, réputée pour son délicieux couscous à la sauce rouge avec de bons légumes cueillis dans son jardin. Pour finir, une bonne tasse de Lben et une succulente pastèque. »
— Sara, 26 ans
“El Lemaa La3ziza”
« Ce que je garde surtout de l’Aid, ce sont les retrouvailles familiales dans la maison des grands-parents. Tantes, oncles, cousins et cousines… tous réunis dans la joie et la bonne humeur pour ce jour spécial. Le seul souci, c’est que chez mes grands-parents, la maison est petite et la famille nombreuse. Alors, je vous laisse imaginer : certains sont entassés dans le salon, d’autres dans la petite cour, et le reste dans la cuisine debout (rire). Mais le plus important, c’est “El Lemaa La3ziza” ! »
— Samia, 55 ans
Des dinars partout
« Le matin, toute belle et parfumée, je sortais avec les voisins du quartier à la recherche des dinars que l’on nous glissait par-ci par-là. Limite, je faisais des yeux doux à tout le monde pour m’assurer que personne ne meure de me donner quelques pièces (rire). Puis, nous nous dirigions vers le magasin de jouets pour acheter des ballons, des serre-têtes, des pistolets et des billes pour les garçons. Après cela, c’était la fête dans le village et surtout le concours de “qui est la plus belle aujourd’hui ?”. Oh ! Si la jeunesse pouvait revenir… »
— Zahida, 48 ans
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