Pour certaines personnes, ces gestes du quotidien peuvent tourner au cauchemar.
Phobies et angoisses irrationnelles prennent alors le dessus, déclenchant des comportements parfois incontrôlables, voire hystériques.
Miss souris grise
Avoir une peur bleue des rongeurs peut sembler anodin, jusqu’au jour où l’on en croise un dans un lieu inattendu.

C’est ce qui est arrivé à Mélissa, 27 ans. « Je faisais tranquillement mes courses quand, en tendant la main pour attraper un paquet de biscuits, j’ai senti quelque chose de poilu. Quelques secondes plus tard, je réalisais qu’il s’agissait d’une souris grise cachée dans les rayons. Elle a détalé à toute vitesse… et moi, je suis restée figée, puis j’ai hurlé. Tout le monde s’est retourné vers moi. J’ai jeté mon panier au sol et suis sortie en courant.
Depuis, je n’ose plus faire mes courses seule. Je fuis les superettes et ne fréquente que les petites épiceries. Je revois sans cesse cette scène et à chaque souvenir, j’ai un haut-le-cœur. »
Quand le courant ne passe pas
Changer une ampoule, brancher un chargeur, utiliser un appareil ménager… Des gestes simples pour la majorité, mais sources d’angoisse pour d’autres. Bouchra, 32 ans, témoigne :
« Je suis incapable de brancher mon ordinateur moi-même. J’ai toujours peur de m’électrocuter. Je demande systématiquement à ma collègue de le faire. C’est la même chose pour le mixeur ou le batteur.

Changer une ampoule ? Impossible pour moi. Il m’est déjà arrivé de passer la soirée à la lumière des bougies en attendant que mon mari rentre. Et dès que le tonnerre gronde, c’est la panique : je me bouche les oreilles, je ferme les yeux. C’est très gênant, surtout quand je suis au travail ou en public. »
Panique à bord
L’avion reste une source d’angoisse profonde pour beaucoup, même lorsque les voyages sont inévitables. Lamine, 39 ans, partage son expérience :
« Mon travail m’oblige à voyager régulièrement à l’étranger. Mais à chaque départ, je vis une véritable torture intérieure. Plusieurs jours avant le vol, je dors mal, je perds l’appétit et je suis nauséeux. Le jour J, je prends des anxiolytiques pour réussir à monter à bord. Ce n’est qu’une fois l’avion posé au sol que je me sens enfin mieux. »
Phobies des bébêtes
Il n’y a pas d’âge ni de profil type pour être envahi par des peurs incontrôlables, même quand on a affronté bien pire dans la vie. Djamila, 59 ans, confie avec sincérité :
« J’ai perdu trois enfants, j’ai survécu à un cancer, j’ai été veuve deux fois. À chaque coup dur, j’ai tenu bon. Tout le monde me décrit comme une femme forte. Mais il n’y a qu’une chose qui me fait complètement perdre pied : les insectes et les reptiles.
Un cafard, une araignée, un serpent, un rat… qu’ils soient réels ou à l’écran, c’est plus fort que moi. Je hurle, je fuis, je me cache. Je me comporte comme une petite fille de trois ans. »
Une peur n’est jamais ridicule
Nous ne sommes pas tous égaux face à la peur. À chacun ses failles, à chacun ses fragilités.
Mais lorsque la phobie devient un véritable handicap dans la vie quotidienne, il est important de demander de l’aide. Une psychothérapie peut permettre de mieux comprendre l’origine de ces peurs, de les apprivoiser et, parfois, de les surmonter.
Car affronter ses peurs, c’est aussi retrouver une liberté intérieure… et un peu plus de sérénité.









































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